El Jadida: Qu’est devenu le centre culturel

didaIl était censé pallier au vide culturel criant dont souffre notre ville, ainsi qu’au vide et au désœuvrement dont souffre particulièrement notre jeunesse. On l’a attendu pendant des décennies et à chaque fois nos honorables élus annonçaient que l’ouverture était imminente. Les jours et les années passaient, les mêmes promesses s’étiolaient, mais persistaient (faute de pouvoir offrir mieux), et la jeunesse sombrait de plus en plus dans la délinquance et le désœuvrement.

L’attente dure et perdure et un jour, sans trop savoir ni pourquoi ni comment, notre Conseil Communal décida de tout léguer à. l’ENCG (Ecole Nationale de Commerce et de Gestion).

Un projet de plus où des milliards de centimes ont été dépensés, sans apparemment d’études préalables. Des milliards appartenant à d’honnêtes travailleurs : les forces vives de notre cité et de notre société. Des citoyens qui pendant des années, croyaient financer le centre culturel dont leur cité manquait et qui après toute cette attente se retrouvent avec cet institut à la place !

- Encore heureux qu’on arrive à sauver la face et à ce que cet édifice serve au moins à quelque chose. Mais qu’a gagné monsieur tout le monde qui croyait jusqu’au bout avoir financé un centre culturel ?
- Est-il normal que dans la majorité de nos villes, les seuls centres culturels existants soient Français, Espagnols ou Américains et jamais Arabes ?
- Quelle culture aurons-nous dans vingt ou trente ans ?
- Qu’est ce qui a été réalisé, depuis l’indépendance, pour notre ville et pour ses habitants à part une dilapidation inconsciente et à outrance de l’argent du contribuable ?
- Devons-nous continuer à payer éternellement des impôts, et à verser un argent durement gagné, devant ce sort qui nous est réservé ?
- La cour des comptes a-t-elle bien fouillé ce dossier lors de sa visite en 2008 ?
- Tous ces projets bidons, sans buts précis, sans études préalables, sans queue ni tête … ne sont ils pas, qu’un simple prétexte, de la poudre aux yeux, pour puiser à volonté dans les caisses de l’Etat ?
- Comment peut-on s’engager dans des projets presque pharaoniques (au vu du budget limité de la ville), comment peut-on dilapider jusqu’au dernier sou toutes les sommes qui leurs sont dédiées, et disparaître ensuite en nous laissant des ébauches au lieu de projets finis ?

Ces dirigeants qui gèrent les affaires publiques avec une telle médiocrité voire malhonnêteté, sans jamais être inquiétés, ont mille fois raisons d’appeler ce morceau du globe … Le plus beau pays du monde !!!

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